Economie de la musique numérique

Un excellent article du Monde.fr : Musique piratée ou musique libérée ?, dont je vous livre ici quelques extraits :

Défendre les majors au nom des dépenses de promotion qu'elles engagent, c'est un peu comme défendre Canal+ et TF1 au nom de l'idée qu'eux seuls peuvent payer les droits de retransmission des matches de foot, en oubliant au passage qu'ils sont les principaux responsables de l'inflation de ces droits.

Ainsi la hausse des coûts de promotion empêche-t-elle également les labels indépendants de faire connaître par eux-mêmes les artistes qu'ils ont découverts.

Grâce au Net, même s'il ne faut jurer de rien, il est possible que les labels indépendants voient s'ouvrir une manière plus directe de faire connaître les nouveaux talents.

C'est un paradoxe bien connu, mais qui peine à être compris : l'ère du numérique, qui ouvre a priori la voie à la dématérialisation absolue, pourrait obliger à revenir à l'âge des saltimbanques, où il faut gagner sa vie sur les tréteaux.

On n'en est pas encore là, et tout prouve qu'un bon CD, comme un bon livre, trouvera longtemps encore des acheteurs. Mais Internet bouscule tant de "business models" qu'il vaut mieux en explorer toutes les facettes et les paradoxes avant d'assimiler les jeunes qui téléchargent la musique par amour de celle-ci à des délinquants en puissance.

Déniché par l'intermédiare de Robin Millette, IM2¦OQP